Transgrancanaria 2019

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On enchaîne les voyages en ce début d’année, après Hong Kong, direction les îles avec la Transgrancanaria que je dispute pour la quatrième fois.

Après une seconde place en 2014 et une septième place en 2016 c’était l’occasion de prendre une revanche sur 2017 où une côte cassée m’a privé du départ.

Arrivé sur l’île en début de semaine, je partage ma chambre avec Pau Capell puis Hayden Hawks, les 2 favoris de l’épreuve. La préparation a été bonne, ayant la 15ème côte ITRA,  quelques coureurs seront malgré tout un cran au dessus de moi. Ce statut d’outsider me permet de prendre le départ serein et sans stress même si je ne connais pas du tout les 50 premiers km…ni le dernier marathon !

Côté logistique je pourrais m’appuyer sur Yeray Duran et sa femme sur le premier et dernier ravitaillement. Les parents des voisins Savoyards  Aubin et Ugo Ferrari me seront également d’une aide précieuse au milieu de la course. Un grand MERCI à eux pour ce soutient impromptu !

 

Un départ nerveux

 

le départ est donné à 23h, les 3 premiers km se font sur la plage. Le départ de Pau est très rapide, il est suivi de près par Hayden et une dizaine de coureurs, je me cale un peu derrière. Les 5 premiers km sont avalés à 15km/h, ça ne traine pas. Le rythme ne ralenti pas malgré un parcours vallonné.

Cette première partie n’est pas très esthétique mais la vue du serpent de frontales derrière nous reste féérique.

Après une dizaine de km je rejoins Ugo. Premier ravitaillement express au km 16 et 1h18 de course.  Dans le groupe de nombreux coureurs semblent déjà à bloc, inquiétant …

Pablo Villa prend le large avec Ugo que je rattraperais une bonne dizaine de km plus loin, quant à Pablo, il filera vers une belle seconde place.

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On joue au chat et à la souris jusqu’au petit matin

 

Cette portion de la course devient plus intéressante avec de belles montées et des descentes techniques, le groupe s’étire et je me retrouve rapidement 4-5ème. Cristofer Clemente me rejoint un peu avant Fontanales (km 39). On fera presque 30km assez proches l’un de l’autre. Plus à l’aise en montée, Cristofer prend le large à de nombreuses reprises mais je le rejoins soit en descente soit sur les ravitaillements où je suis un peu plus rapide. Il me distancera définitivement sur la grande ascension après Artenara.

Après Tejeda, on attaque la montée au point culminant de la course, le Roque Nublo. Le jour se lève, je trottine, tout va bien.

Je sais que l’écart devant se creuse mais je me satisfait de cette 5ème place derrière Pau Capell, Hayden Hawks, Pablo Vila et Cristofer Clemente. Le palmarès récent de ces 4 athlètes me rassure sur ma forme de début de saison. Mais il reste encore 48km.

Je suis surpris de croiser Peter Van Der Zon sur la fin de l’aller-retour au Roque, il doit être juste 2 min derrière moi. Il ne va pas falloir relâcher.

 

Levé de soleil et grosses chaleurs

 

Le ravitaillement de Garanon marque le début de la journée sous le soleil. Casquette, lunettes, plein d’eau, de barres et me voilà parti pour le dernier marathon. Le parcours étant encore modifié par rapport aux précédentes éditions, je suis en totale découverte. De beaux chemins en balcon, vallonnés, où il faut toujours relancer et rester sur un bon petit trot. Je me retourne de temps en temps, l’écart avec Peter est stabilisé. Je passe à Hierbahuer (km 101) avec toujours 2 min d’avance. Je rattrape rapidement Hayden vraiment en difficulté, des vertiges le pousseront à l’abandon, le podium est maintenant à 26min devant…

Je suis à l’aise dans la descente, je ne vois plus Peter derrière. Mais plus on descend plus la chaleur se fait écrasante. La dernière partie de descente sur Ayagaures (km 111) est bien plus technique, je rattrape des coureurs du 30km, pas facile de doubler. J’ai de plus en plus l’impression d’être dans un four à chaleur tournante, thermostat 180°c, je boue. Le dernier km sur la route avant le ravitaillement sera difficile, je ne pense qu’aux glaçons qu’Alba doit m’emmener.

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Petite frayeur en fin de course

 

Je rempli la casquette de glace, fais le plein de boisson fraiche et je repars pour les 3 derniers km de montée sur une piste plein soleil. Je me retourne et vois Peter qui rentre juste dans le ravitaillement. Top, je vais pouvoir gérer mes 5 bonnes minutes d’avances. Je n’imaginais pas à quel point j’étais à côté de la plaque… à 500m du somment Peter me double en trottinant « tout va bien Julien ? », mince, je n’arrive pas à me caler dans ses pas.

Je bascule 30s derrière lui mais je le rattrape rapidement dans la descente. J’insiste pour creuser un peu l’écart.

Les 12 derniers km sont totalement plats, les 5 premiers dans un lit de rivière asséchée avec de gros galets puis 3-4 sur une piste sablonneuse et enfin dans un gros caniveau. Je me retourne, Peter n’est pas bien loin. Mais malgré la chaleur, je maintiens un petit trot, à 12-13km/h. Je franchi la ligne en 4ème position, mais Peter aura rendu ma fin de course moins reposante que ce que j’avais imaginé.

 

Le résumé du jour

 

Après quelques minutes à se rafraichir, tout va bien, bilan très positif, pas de bobo. Pas de regret, Pau était intouchable, derrière Pablo et Cristofer ont fait une très belle course et étaient juste plus forts que  moi. Je pensais boucler cette Transgrancanaria entre 13 et 14h, je termine finalement en 14h16. Encore un peu de travail pour retrouver un niveau qui me permette de grappiller quelques places !

Voir 2 commentaires
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    chorier
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    bravo Julien, belle performance malgré toutes les difficultés que tu as rencontrées, ton courage et ta détermination te permettent de rester dans les premiers !
    bonne chance pour la suite de ton programme.
    grosses bises de ta tante et ton oncle, annick et jean-claude.

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    Fabien Hobléa
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    Bravo Julien, vraie belle perf sur cette très belle course, chapeau et de bon augure pour la suite
    Fab

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